Cette dernière semaine du programme a été un peu particulière, puisqu'elle n'a comporté que des ateliers, de façon à "maximiser le temps de pratique", d'après Christine.
Ainsi le matin nous avions un atelier de consécutive avec plusieurs professeurs dans une même salle, qui donnaient à tour de rôle des discours dans leurs langues A respectives, que les élèves pouvaient ensuite interpréter en petits groupes.
Même fonctionnement pour les ateliers de simultanée de l'après-midi.
Nous avons également organisé une réunion sur le tabagisme, que les profs ont essayé de rendre le plus réaliste possible. Un ordre du jour a été dressé, des président, vice-président, secrétaire etc. choisis, et des documents avec leurs référence (du genre FCTC/COP/INB-IT/1/4, pas si facile à interpréter en simultanée si on a pas le document sous les yeux) distribués aux délégations présentes ainsi qu'à leurs interprètes. De la simultanée intensive (la réunion a duré 3 heures) et ludique, qui nous a bien mis en jambees pour les examens de la semaine suivante, du 12 au 16 mai.
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jeudi 15 mai 2008
dimanche 23 mars 2008
Weeks 8 and 9 : les examens arrivent à grands pas
La semaine 8, après Bruxelles, a été sans surprises. Le thème de la semaine était Feeding the World, donc comme d'habitude, la plupart des discours donnés en consec et en sim portaient sur ce sujet. Pour la Gen Con du vendredi, un débat interprété en simultanée a été organisé sur la question.
Semaine 9 : le thème était, je crois, la protection de l'environnement. Nous avons eu un atelier de sim intitulté Interpreting with Texts. Le but était de nous apprendre à interpréter un discours dont la version écrite a été distribuée à l'avance aux interprètes. Conclusion unanime : si on ne s'en sert pas correctement, les textes ne font que nous compliquer la vie ! On est déjà suffisamment occupés à écouter l'orateur, parler et s'écouter soi-même, donc si on rajoute un texte à lire en même temps, la situation devient vite ingérable.
La solution la plus sage est donc de lire le texte avant l'interprétation, relever les passages problématiques, surligner les nombres, listes et noms propres, et lever les yeux dès qu'on enclenche le micro.
Enfin, nous avons également eu une réunion de feedback avec Zoë et Christine. Elle a été très intéressante, car on a parlé de l'après-Westminster. Christine nous a appris que si l'on obtient notre diplôme, nous ne serons certainement pas lâchés dans la nature, livrés à notre propre sort. Bien au contraire, les profs nous aiguilleront pour nous insérer dans la profession, notamment en contactant les collègues travaillant sur les marchés qui nous concernent. Christine a été très positive, en affirmant avec confiance qu'il ne fallait pas s'inquiéter, car du travail, il y en a.
Une autre information très importante, et qui vaut vraiment la peine d'être citée et diffusée : la formation à Westminster ne s'arrête pas après l'examen du mois de mai. Pour les diplômés, les locaux et les installations restes disponibles jusqu'en octobre de la même année, et ils peuvent venir s'y entraîner aussi souvent qu'ils le souhaitent, tout en gardant contact avec les profs. Ainsi, il n'y a pas lieu de s'indigner de la courte durée du programme (les cours ne s'étalant que d'octobre à mai), puisqu'il faut y rajouter 5 mois d'entraînement aussi intensif qu'on le souhaite. La formation est donc bel et bien de 12 mois.
Enfin, une annonce : la semaine prochaine, mercredi 26 à 17h30, se tiendra une soirée portes ouvertes à Westminster. Les candidats éventuels aux examens d'entrée pourront poser leurs questions aux profs ainsi qu'à nous, élèves, qui prendrons part à une classe de sim/consec ouverte au public, de façon que les personnes intéressées puissent se faire une idée plus juste de ce qu'est réellement l'interprétation de conférence. Avis aux amateurs.
Semaine 9 : le thème était, je crois, la protection de l'environnement. Nous avons eu un atelier de sim intitulté Interpreting with Texts. Le but était de nous apprendre à interpréter un discours dont la version écrite a été distribuée à l'avance aux interprètes. Conclusion unanime : si on ne s'en sert pas correctement, les textes ne font que nous compliquer la vie ! On est déjà suffisamment occupés à écouter l'orateur, parler et s'écouter soi-même, donc si on rajoute un texte à lire en même temps, la situation devient vite ingérable.
La solution la plus sage est donc de lire le texte avant l'interprétation, relever les passages problématiques, surligner les nombres, listes et noms propres, et lever les yeux dès qu'on enclenche le micro.
Enfin, nous avons également eu une réunion de feedback avec Zoë et Christine. Elle a été très intéressante, car on a parlé de l'après-Westminster. Christine nous a appris que si l'on obtient notre diplôme, nous ne serons certainement pas lâchés dans la nature, livrés à notre propre sort. Bien au contraire, les profs nous aiguilleront pour nous insérer dans la profession, notamment en contactant les collègues travaillant sur les marchés qui nous concernent. Christine a été très positive, en affirmant avec confiance qu'il ne fallait pas s'inquiéter, car du travail, il y en a.
Une autre information très importante, et qui vaut vraiment la peine d'être citée et diffusée : la formation à Westminster ne s'arrête pas après l'examen du mois de mai. Pour les diplômés, les locaux et les installations restes disponibles jusqu'en octobre de la même année, et ils peuvent venir s'y entraîner aussi souvent qu'ils le souhaitent, tout en gardant contact avec les profs. Ainsi, il n'y a pas lieu de s'indigner de la courte durée du programme (les cours ne s'étalant que d'octobre à mai), puisqu'il faut y rajouter 5 mois d'entraînement aussi intensif qu'on le souhaite. La formation est donc bel et bien de 12 mois.
Enfin, une annonce : la semaine prochaine, mercredi 26 à 17h30, se tiendra une soirée portes ouvertes à Westminster. Les candidats éventuels aux examens d'entrée pourront poser leurs questions aux profs ainsi qu'à nous, élèves, qui prendrons part à une classe de sim/consec ouverte au public, de façon que les personnes intéressées puissent se faire une idée plus juste de ce qu'est réellement l'interprétation de conférence. Avis aux amateurs.
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Zoë Hewetson
vendredi 15 février 2008
Weeks 3 and 4 : tout se corse !
Il ne s'est rien passé de spécial ces deux dernières semaines. J'ai simplement noté que les consécutives, elles aussi, deviennent de plus en plus difficiles : plus rapides, plus denses, plus longues. En revanche, je trouve que la "main de fer" annoncée au début du semestre est toujours bien cachée dans le gant de velours, et les profs restent aussi indulgents que par le passé.
La simultanée du français vers l'anglais est devenue un véritable cauchemar. Non seulement pour moi, misérable anglais B, mais aussi pour tous les anglais A, qui ont un mal fou à se dépêtrer des saltos, triples boucles piquées et autres galipettes rhétoriques des orateurs "hexagonaux", comme diraient Christine et Michèle. Paradoxalement peut-être, j'ai un avantage sur les anglais A sur ce point, puisque j'ai beaucoup plus de facilité qu'eux à extraire le message de ces amphigouris (quand il y en a un). Conseil de Zoé aux Anglais : "ils sont comme ça, les Français. Ils aiment vous faire peur avec leurs grands mots ; mais ne vous laissez pas intimider !" Côté reformulation, bien évidemment, les natifs reprennent le dessus et au final je me sens bien nul.
Une nouveauté : apparemment, chaque mercredi après-midi, nous aurons dorénavant un atelier portant sur un thème spécifique.
Ainsi, en semaine 3, nous avons eu un atelier sur le jargon des conférences (auquel je n'ai malheureusement pas assisté). Semaine 4 : la mémoire et les processus cognitifs mis en jeu en simultanée. C'était extrêmement intéressant. Un psychologue qui n'a jamais fait d'interprétation de sa vie est venu émettre des hypothèses concernant les mécanismes de la simultanée et les possibles trucs permettant d'optimiser ces mécanismes. Il était intéressant de noter que la plupart de ses hypothèses correspondaient aux pratiques des interprètes en activité (ne couvrir qu'une oreille, travailler sa mémoire à court terme, observer l'orateur tout en interprétant, etc.)
Prévu pour la semaine prochaine : un atelier sur l'interprétation avec documents (textes, glossaires, etc.) dont je vous donnerai des nouvelles.
La simultanée du français vers l'anglais est devenue un véritable cauchemar. Non seulement pour moi, misérable anglais B, mais aussi pour tous les anglais A, qui ont un mal fou à se dépêtrer des saltos, triples boucles piquées et autres galipettes rhétoriques des orateurs "hexagonaux", comme diraient Christine et Michèle. Paradoxalement peut-être, j'ai un avantage sur les anglais A sur ce point, puisque j'ai beaucoup plus de facilité qu'eux à extraire le message de ces amphigouris (quand il y en a un). Conseil de Zoé aux Anglais : "ils sont comme ça, les Français. Ils aiment vous faire peur avec leurs grands mots ; mais ne vous laissez pas intimider !" Côté reformulation, bien évidemment, les natifs reprennent le dessus et au final je me sens bien nul.
Une nouveauté : apparemment, chaque mercredi après-midi, nous aurons dorénavant un atelier portant sur un thème spécifique.
Ainsi, en semaine 3, nous avons eu un atelier sur le jargon des conférences (auquel je n'ai malheureusement pas assisté). Semaine 4 : la mémoire et les processus cognitifs mis en jeu en simultanée. C'était extrêmement intéressant. Un psychologue qui n'a jamais fait d'interprétation de sa vie est venu émettre des hypothèses concernant les mécanismes de la simultanée et les possibles trucs permettant d'optimiser ces mécanismes. Il était intéressant de noter que la plupart de ses hypothèses correspondaient aux pratiques des interprètes en activité (ne couvrir qu'une oreille, travailler sa mémoire à court terme, observer l'orateur tout en interprétant, etc.)
Prévu pour la semaine prochaine : un atelier sur l'interprétation avec documents (textes, glossaires, etc.) dont je vous donnerai des nouvelles.
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samedi 17 novembre 2007
Week 8 : les anciens en force
La semaine a commencé par un atelier de prises de notes. Malgré l'intitulé très accrocheur, il s'agissait en fait d'un cours traditionnel de consec, à la différence près que les profs ont consacré la dernière demi-heure à passer d'élève en élève pour jeter un rapide coup d'oeil à nos notes. Ceci dit les notes sont un système tellement personnel qu'il est difficile de faire davantage.
Le cours sur l'UE a continué avec la même prof, mais le taux de présence a fortement chuté...
Mercredi a été une grosse journée pour moi, puisque j'ai eu 6h de simultanée. Malgré les réticences de Christine, Benedict et moi avons participé au cours de simultanée vers l'anglais (il faut dire que pour le moment, mon anglais est un peu juste pour que je travaille vers cette langue en simultanée). Pour le moment on a tendance à coller à l'original donc ça reste faisable, on verra ce que ça donne quand les exigences se durcissent...
Pour tous les cours de simultanée en tout cas, les discours sont très simples et surtout énoncés très lentement. Tous les élèves disent avoir du mal à se "dédoubler" pour suivre à la fois l'original et leur propre interprétation. D'après Michèle Vaughan, c'est un coup à prendre qui vient très vite, en quelques semaines de pratique... mais cette première étape n'est que le début d'un long chemin.
Une chose à noter : avec l'ajout des cours de consécutive, l'emploi du temps est devenu très chargé (j'ai compté 24h de cours pour cette semaine), si bien qu'il est devenu difficile d'organiser des séances d'entraînement entre élèves à côté des cours. Cette semaine je n'ai réussi à caser que 6h de pratique avec les autres...
D'autre part, vu que la logistique se complique énormément, les cours rassemblent maintenant plusieurs combinaisons différentes, ce qui néanmoins n'en change pas trop le déroulement.
Par exemple cette semaine, il y a eu un cours de consec du français vers l'anglais ET l'espagnol, qui concerne un total d'une dizaine d'élèves. Le discours en anglais a été donné par Christine à l'ensemble du groupe, puis les Espagnols sont partis avec leur prof dans une autre salle pour faire leur interprétation, tandis que les Anglais sont restés avec Christine pour faire la leur, de façon à rentabiliser le temps qui nous échappe...
A part ça R.A.S. si ce n'est la participation de Reuben Imray et Darren Neville à beaucoup de nos cours.
Reuben était déjà venu à plusieurs reprises, mais nous venons de rencontrer Darren. Comme Reuben, c'est un jeune diplômé de Westminster. Il est de la promotion 2006 et travaille maintenant pour le Parlement européen. Nous en avons profité pour lui poser quelques questions, et en vrac voici ce qu'il nous a dit :
-En 2006, il y avait 17 élèves au début du cours. 4 ont été recalés à l'examen de décembre (qui à l'époque ne faisait pas l'objet d'une session de rattrapage comme aujourd'hui), 1 est partie pour des raisons personnelles.
Ils n'étaient donc plus que 12 au deuxième semestre, parmi lesquels 7 ont décroché le diplôme final.
-Quant à Darren, il a dû attendre 6 mois avant de pouvoir passer l'examen de l'UE, qu'il a eu. Il a ensuite eu "de la chance" car il a aussitôt commencé à travailler. Par la suite, il a remporté un concours qui a contribué à augmenter ses opportunités de travail. Bref, cette année, il a "beaucoup" travaillé, car il a "vraiment eu de la chance" (je cite).
Une question qui reste sans réponse toutefois : que sont devenus les 6 autres diplômés ?
Le cours sur l'UE a continué avec la même prof, mais le taux de présence a fortement chuté...
Mercredi a été une grosse journée pour moi, puisque j'ai eu 6h de simultanée. Malgré les réticences de Christine, Benedict et moi avons participé au cours de simultanée vers l'anglais (il faut dire que pour le moment, mon anglais est un peu juste pour que je travaille vers cette langue en simultanée). Pour le moment on a tendance à coller à l'original donc ça reste faisable, on verra ce que ça donne quand les exigences se durcissent...
Pour tous les cours de simultanée en tout cas, les discours sont très simples et surtout énoncés très lentement. Tous les élèves disent avoir du mal à se "dédoubler" pour suivre à la fois l'original et leur propre interprétation. D'après Michèle Vaughan, c'est un coup à prendre qui vient très vite, en quelques semaines de pratique... mais cette première étape n'est que le début d'un long chemin.
Une chose à noter : avec l'ajout des cours de consécutive, l'emploi du temps est devenu très chargé (j'ai compté 24h de cours pour cette semaine), si bien qu'il est devenu difficile d'organiser des séances d'entraînement entre élèves à côté des cours. Cette semaine je n'ai réussi à caser que 6h de pratique avec les autres...
D'autre part, vu que la logistique se complique énormément, les cours rassemblent maintenant plusieurs combinaisons différentes, ce qui néanmoins n'en change pas trop le déroulement.
Par exemple cette semaine, il y a eu un cours de consec du français vers l'anglais ET l'espagnol, qui concerne un total d'une dizaine d'élèves. Le discours en anglais a été donné par Christine à l'ensemble du groupe, puis les Espagnols sont partis avec leur prof dans une autre salle pour faire leur interprétation, tandis que les Anglais sont restés avec Christine pour faire la leur, de façon à rentabiliser le temps qui nous échappe...
A part ça R.A.S. si ce n'est la participation de Reuben Imray et Darren Neville à beaucoup de nos cours.
Reuben était déjà venu à plusieurs reprises, mais nous venons de rencontrer Darren. Comme Reuben, c'est un jeune diplômé de Westminster. Il est de la promotion 2006 et travaille maintenant pour le Parlement européen. Nous en avons profité pour lui poser quelques questions, et en vrac voici ce qu'il nous a dit :
-En 2006, il y avait 17 élèves au début du cours. 4 ont été recalés à l'examen de décembre (qui à l'époque ne faisait pas l'objet d'une session de rattrapage comme aujourd'hui), 1 est partie pour des raisons personnelles.
Ils n'étaient donc plus que 12 au deuxième semestre, parmi lesquels 7 ont décroché le diplôme final.
-Quant à Darren, il a dû attendre 6 mois avant de pouvoir passer l'examen de l'UE, qu'il a eu. Il a ensuite eu "de la chance" car il a aussitôt commencé à travailler. Par la suite, il a remporté un concours qui a contribué à augmenter ses opportunités de travail. Bref, cette année, il a "beaucoup" travaillé, car il a "vraiment eu de la chance" (je cite).
Une question qui reste sans réponse toutefois : que sont devenus les 6 autres diplômés ?
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Darren Neville,
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examen,
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